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mardi 24 mai 2011

Pistes d'actions pour l'appropriation du blogue

Les TIC ont, comme je l'ai mentionné dans mes billets précédents, des pours et des contres à être utilisées en classe. Cependant, afin de favoriser une ambiance de travail intéressante et efficace, il est important, en tant que pédagogue, de réfléchir aux moyens que nous allons employer pour que nos élèves s’approprient les TIC. Dans ce billet, je fais mention de quelques pistes d’action pour l’intégration du blogue en classe. Il est à noter que celles-ci peuvent aisément être adaptées pour l’intégration d’autres outils technologiques en classe.
  • Activité ressemblances-différences   
D’abord, l’enseignant peut donner aux élèves deux sites Internet à visiter : l’un étant un blogue et l’autre un forum. Il demande ensuite aux élèves, en équipes de deux, de regarder ces sites et de déterminer lequel est un blogue, puis d’énumérer des ressemblances et des différences entre ces deux sites. Cela favorise la construction des savoirs puisque ce sont les élèves qui détermineront les caractéristiques du blogue. Aussi, la coopération est encouragée lors du travail en équipe.
  • Discussion de groupe
Ensuite, l’enseignant peut animer une discussion de groupe sur le contenu d’un blogue. Cette activité peut être précédée par l’activité ressemblances-différences, mais ce n’est pas obligatoire.  Cette discussion amène les élèves à réfléchir de façon critique à ce qu’on retrouve sur le blogue. Doit-on mettre des informations personnelles? Des photos? Et pourquoi? En plus de favoriser la pensée critique, cette activité amène l’éducation aux médias. Aussi, la discussion de groupe favorise une réflexion commune qui engendre de nouvelles connaissances (dans le cas présent, sur le blogue). 
  • Démonstration
Afin de familiariser les élèves avec le fonctionnement du blogue, l’enseignant pourrait faire une démonstration à l’avant de la classe de la création d’un blogue pour que les élèves puissent le faire par la suite. De cette façon, l’enseignant peut prévoir les problèmes et répondre à un maximum de questions en grand groupe. Cela évite que tous aient la main levée lors du travail individuel et que l'enseignant réponde plusieurs fois à la même question.
  • Travail pratique
Une autre façon de prévenir les nombreuses questions est de faire un travail pratique. Sur une feuille, l’enseignant aura mis la démarche pas-à-pas pour que l’élève puisse créer son blogue. Cela favorise l’autonomie des élèves. Ces derniers peuvent ainsi travailler à leur rythme et l’enseignant intervient en cas de besoin auprès de ceux qui sont plus en difficulté.
  • Captures d’écran
Afin de favoriser l’autonomie des élèves, l’enseignant peut créer une sorte de mode d’emploi pour le blogue accompagné de captures d’écran. Ce mode d’emploi pourrait être sur un logiciel de traitement de texte auquel les élèves auraient accès. Ainsi, lorsqu’ils auraient une question, ils pourraient aller se référer d’abord au mode d’emploi. Les captures d’écran permettent un support visuel qui aide les élèves à se situer lors de la création du blogue.
  • Travail d’équipe
Toujours dans le but de réduire le nombre de questions auxquelles l’enseignant doit répondre, les élèves pourraient avoir à créer un blogue d’équipe, par exemple dans le cadre d’un projet. Ainsi, ils sont quatre ou cinq élèves à faire le blogue. De cette façon, ils peuvent s’entraider et répondre ensemble aux questions qui surviennent. Cela favorise la collaboration et l’autonomie des élèves.
  • Parents bénévoles
Il est possible comme enseignant d’avoir parfois besoin d’aide. Certains parents se feront un plaisir de venir donner un coup de main. L’enseignant peut demander aux parents volontaires de s’approprier la création d’un blogue à la maison pour venir répondre aux questions des élèves lors de la période d’informatique. De cette façon, il y a plus de personnes qui peuvent aider les élèves ce qui favorise une bonne gestion de classe.
  • Équipe d’experts
Dans le même ordre d’idée, l’enseignant peut demander à quelques élèves très débrouillards et à l’aise en informatique de créer une équipe d’experts. Par exemple, lors d’une période précédente d’ordinateurs où ils ont fini plus tôt, ces élèves pourraient tout de suite s’approprier le blogue. Ainsi, à la période suivante, où le reste de la classe travaille sur le blogue, l’équipe d’experts est disponible pour aider l’enseignant à répondre aux questions des élèves. Cela est très valorisant pour les élèves et encourage l’enseignement par les pairs. De plus, le fait que les élèves ne restent pas longtemps la main levée pour poser une question favorise une bonne gestion de classe.

Finalement, plusieurs moyens sont bons pour favoriser l’intégration du blogue dans la classe. L’important reste de conserver un bon climat de classe, ce qui n’est pas toujours facile au local d’ordinateurs, et de favoriser une réelle compréhension de l’outil utilisé.

samedi 21 mai 2011

Limites de l'utilisation des TIC en classe

Les TIC en classe offrent une multitude de possibilités et d’avantages que j’ai étayés dans mon billet précédent. Cependant, en tant que pédagogue, il est de mon devoir de mesurer les pours et les contres de l’intégration des TIC. En effet, il faut connaitre les limites de tout ce qu’on amène en classe, y compris les TIC. C’est pourquoi ce billet traitera des inconvénients de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication en classe, en commençant par la formation des enseignants, les ressources insuffisantes, le rôle de l’enseignant qui se modifie et s’alourdit, les possibilités pédagogiques qui peuvent être négligées, les logiciels pas vraiment éducatifs, pour terminer avec la pensée critique nécessaire (et négligée) chez les élèves pour utiliser les TIC.

•    La formation initiale et continue des enseignants pose problème, car elle est souvent insuffisante
.
  1.  « De nombreux gouvernements ont reconnu que leurs enseignants doivent bénéficier d’une formation initiale et continue pour acquérir les compétences techniques indispensables à l’utilisation des TIC et savoir comment les insérer efficacement dans leur pédagogie. Les TIC sont de plus en plus intégrées à la formation initiale des enseignants, bien qu’elles soient en concurrence avec d’autres priorités. » (OCDE, 2001, p.13) En effet, les enseignants préfère une formation en didactique ou en adaptation scolaire qu’une formation en intégration des TIC. Que ce soit à l’université ou en formation continue, les TIC passent bien souvent après d’autres priorités.
  2. Bien que les enseignants ont, pour la plupart, accès aux TIC, « en ce qui a trait à la maitrise d’outils pouvant être utilisés en salle de classe, ils ne se disent pas des utilisateurs chevronnés. » (Karsenti, cité dans Lefebvre, 2011) Ainsi, même avec LE cours universitaire de technologies offert aux étudiants en enseignement, ces derniers ne se sentent pas assez compétents pour les utiliser adéquatement ce qui influencera assurément leurs habitudes d’intégration des TIC dans leur future classe.
  3. « Mais il ne suffit pas que les enseignants sachent utiliser l’ordinateur, la formation continue doit également leur donner des outils pour mettre en place des activités pédagogiques. » (Schneider, 2007, p.13) Les formations offertes se concentrent souvent sur l’aspect technique, qui est bien nécessaire, mais l’aspect pédagogique de l’intégration des TIC est autant, sinon plus, important.
  4. « Sans investissement suffisant dans la formation des enseignants et l’élargissement des activités professionnelles, l’intégration des la technologie à l’école est vouée à l’échec. » (OCDE, 2001, p.17) On en conclu que, si les enseignants ne se font pas offrir des formations continues et pédagogiques sur les TIC, leur intégration échouera. En effet, sans formation, les enseignants n’auront pas les outils pour apporter les TIC dans leur classe.

•    Les ressources humaines et financières ne sont pas suffisantes pour une intégration maximale des TIC en classe.
  1.  « Les écoles doivent être parfaitement équipées et aidées pour utiliser les TIC. […] Une utilisation étendue et sophistiquée requiert des stations de travail plus nombreuses et une bande passante plus large. […] Un programme continu de rééquipement sera nécessaire pour pérenniser la qualité. » (OCDE, 2001, p.16) Les technologies évoluent très rapidement ce qui nécessite un renouvellement pour conserver une certaine qualité. D’ailleurs la qualité et la quantité actuelles dans les écoles ne sont pas suffisantes pour utiliser les TIC de façon optimale.
  2. « L’introduction des TIC à l'école doit avoir un coût humain très faible. Depuis le tout début de l'introduction des ordinateurs à l'école, les décideurs redoutent en effet qu'apparaisse la nécessité de faire appel à des informaticiens, de créer des emplois nouveaux et spécialisés, de la technique à l'application pédagogique.» (OCDE, 2001, p.17) En effet, l’utilisation fréquente des TIC requiert des spécialistes (techniciens en informatique) pour résoudre les problèmes qui nécessitent des compétences que les enseignants n’ont pas.
  3. « Les classes ne disposent pas d’autant d’ordinateurs que d’élèves et ces ordinateurs ne sont pas sur les pupitres des élèves. En général, il y a un ou plusieurs ordinateurs placés au fond ou dans un coin de la classe.» (Schneider, 2007, p.15) Cela rend difficile l’organisation de la classe et la supervision du travail à faire puisque ce n'est pas tout le monde qui fait la même chose en même temps.
  4. « Pour vivre des expériences virtuelles, l’école doit acquérir un équipement sophistiqué, mais où trouver l’argent? Puis, une fois que l’on a les outils, il faut en assurer le fonctionnement et la maintenance : par qui?» (Des Lierres, 2004, p.27) Cette citation montre bien le manque de ressources humaines et financières liées à l’intégration efficaces des TIC dans les classes.

•    Le rôle de l’enseignant est très différent de ce qui est appliqué présentement dans les classes. L’intégration des TIC demande beaucoup de temps et de motivation de la part de l’enseignant ainsi que l’appui des commissions scolaires et des directions d’école. 
  1.  « L’appui des commissions scolaires et des directions d’école est alors crucial, ainsi que l’enthousiasme d’enseignants ou d’enseignantes » (Des Lierres, 2004, p.27) En effet, l’enseignant qui veut intégrer les TIC pourrait avoir besoin de certaines ressources qu’il doit demander à sa direction ou aux commissions scolaires. La collaboration de tout le système scolaire est nécessaire. Malheureusement, ce n'est pas tout le monde qui priorise l’intégration des TIC ce qui peut rendre la tâche difficile aux enseignants.
  2. « Le rôle de chef d’orchestre de l’environnement d’apprentissage enrichi par les TIC que doivent jouer les enseignants est plus exigeant. »  (OCDE, 2001, p.17) L’organisation de la classe se modifie beaucoup avec l’intégration des TIC ce qui demande plus d’investissement et d’énergie de la part des enseignants.
  3. «Il faut également que l’enseignant soit motivé et intéressé par l’utilisation de l’ordinateur. En effet, la mise en place des TIC dans la classe demande un investissement important (temps, énergie, matériel, etc.). » (Schneider, 2007, p.13) En effet, un enseignant qui ne sera pas motivé et convaincu des apports de l’utilisation des TIC ne les intègrera pas étant donné l’investissement que cela requiert.

•    Les TIC n’offrent pas que des apports par rapport à l’apprentissage, elles peuvent aussi nuire.
  1. Des possibilités peuvent être perdues ou négligées avec l’utilisation des TIC. Comme le mentionne McFarlane (cité dans OCDE, 2001, p.30), « les possibilités d’évaluation formative par le processus d’ébauche, de révision et de réécriture sont perdues, et les objectifs d’ordre supérieur rendus possibles par le traitement de texte et le multimédia sont négligés, comme s’ils n’avaient pas d’importance. »
  2. Les technologies offrent la possibilité d’agir comme béquille, c’est-à-dire que les élèves leur « fassent faire le travail à leur place, ce qui les dispenserait de réfléchir ou d’apprendre. » (Désilets, cité dans Lefebvre, 2011) Dans cet article, l’auteur parlait d’un correcticiel qui permet aux élèves de faire corriger leur texte approximativement sans travailler réellement. Il en va de même pour les élèves qui font du « copier-coller » constamment. Bien que l’on doive les sensibiliser aux droits d’auteur, cela ne les empêchera pas de faire le travail à moitié.
  3. Dans le même ordre d’idée, l’auteur ajoute que ces correcticiels « peuvent nuire au développement de l’autonomie des élèves, en ce sens que ces derniers ne deviendront jamais habiles à détecter leurs propres erreurs s’ils se fient continuellement à une machine pour le faire à leur place ». (Désilets, cité dans Lefebvre, 2011)

•    Les programmes ne sont pas toujours adaptés et intéressants pour les enseignants et les élèves.
  1.  « Comme peuvent  en attester de nombreux enseignants, des produits a priori intéressants peuvent se révéler décevant en classe. » (OCDE, 2001, p.46) En effet, les enseignants reçoivent parfois de la bonne publicité sur des logiciels éducatifs. Cependant, rares sont ceux qui sont adaptés et intéressants pour l’application en classe.
  2. « Il arrive que les programmes contiennent un niveau excessif de « bugs » ou des systèmes de navigation peu conviviaux et que le contenu s’avère sans intérêt ou contienne des erreurs. » (OCDE, 2001, p.46) L’organisation de la classe demande déjà beaucoup d’énergie et d’attention des enseignants qui intègrent les TIC. Les logiciels qui « boguent » demandent une attention supplémentaire que l’enseignant peut ne pas être en mesure de fournir.

•    L’intégration des TIC dans les classes demande une éducation critique aux médias qui est rarement bien faite dans les classes.  
  1. Comme le mentionne Laberge et Roux (2004, p.22), « ce qui nous préoccupe ici, c’est que les jeunes sont gavés de messages, que ces images auditives et visuelles ont un attrait incontestable sur eux, mais que le recul réflexif nécessaire ne fait souvent pas partie de ce à quoi nous les initions, le jeune restant alors dans une zone floue à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire. L’acquisition de règles morales et sociales s’avère souvent déficiente. »

Finalement, « dans ce domaine si mouvant, dont on se plaît à admirer le dynamisme et la rapidité d'évolution, nous disposons de très peu de moyens sûrs, stables et reconnus, pour suivre les évolutions techniques et organiser la réflexion sur les domaines d'utilisation. » (Collet, 2001) En effet, s’ajouteront aux problèmes que nous résolvons aujourd’hui les problèmes des programmes qui seront créés demain. L’évolution des technologies étant si rapide, il est presqu’impossible d’acquérir une assurance avec celles-ci puisqu’elles sont modifiées aussitôt. Cependant, est-ce que ces limites des TIC en classe sont suffisantes pour faire reculer les enseignants? Ou passeront-ils au travers en s’appuyant sur les apports vus dans mon billet précédent? Personnellement, mon opinion reste encore à faire…




Bibliographie
  • OCDE (2001). Les nouvelles technologies à l’école : apprendre à changer. Paris.
  • Collet (2001). « L’éducation nationale prend-elle la juste mesure des enjeux et des difficultés soulevées par les TIC? », Revue de l’EPI, n°102, juin 2001. [En ligne], http://www.epi.asso.fr/revue/102/ba2p049.htm (consulté le 19 mai 2011)
  • Schneider (2007). L’utilisation des logiciels à l’école primaire. Université de Genève. [En ligne] http://tecfa.unige.ch/tecfa/maltt/memoire/Schneider07.pdf (consulté le 19 mai 2011)
  • Laberge et Roux (2004). « Réel, virtuel : un équilibre à maintenir », Vie pédagogique, n°132, Septembre-Octobre 2004, [En ligne], http://www.viepedagogique.gouv.qc.ca/numeros/132/vp132.pdf (consulté le 18 mai 2011)
  • Des Lierres (2004). « Là où technologie rime avec humanité et sentiments», Vie pédagogique, n°132, Septembre-Octobre 2004, [En ligne], http://www.viepedagogique.gouv.qc.ca/numeros/132/vp132.pdf (consulté le 18 mai 2011)
  • Karsenti (2004). Les futurs enseignants du Québec sont-ils bien préparés à intégrer les TIC?. Dans Lefebvre (2011). Utilisation pédagogique des technologies. UQTR.
  • Désilets (1998). Que penser de l’utilisation des logiciels correcteurs à l’école. Dans Lefebvre (2011). Utilisation pédagogique des technologies. UQTR.
  • (Image) http://www.picto.qc.ca/indexpop.asp?nom=Indizzr1003&cat=Informatique_Divers&Couleur=1&NB=1&Anime=1&Flash=1

mercredi 18 mai 2011

Apports de l'intégration des TIC en classe

L’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) est de plus en plus encouragée dans les classes québécoises. Certains s’y jettent les yeux fermés alors que d’autres sont trop prudents et n’osent pas se mouiller le bout des orteils. D’un côté comme de l’autre, les arguments sont bons. Dans ce billet, je vous fais part des principaux apports de l’utilisation des TIC en classe. Bien que la plupart se recoupent, j’ai tenté de les classer le mieux possible pour en faciliter la lecture et la compréhension. Je traite d’abord de la réorganisation du rôle de l’enseignant en fonction de l’autonomie accrue des élèves dans une classe qui intègre les TIC, des avantages du côté des élèves, de celui des enseignants, puis, pour terminer, du côté des parents. 

Réorganisation du rôle de l’enseignant en fonction de l’autonomie accrue des élèves dans une classe qui intègre les TIC
  • L’intégration des TIC dans les classes amène « une vision différente de l'enseignement et de l'apprentissage » (TACT, 1997). Inévitablement, les TIC provoquent une réflexion sur la place des savoirs. Ces derniers sont, dans une pédagogie qui intègre les technologies, de moins en moins un ensemble à transmettre. Ils deviennent plutôt des sujets de recherche pour la classe. Cela s’inscrit davantage dans le programme actuel qui encourage la pédagogie par projets dans lesquels les élèves découvrent et construisent leurs apprentissages.
  • Cette pédagogie qui intègre les TIC fait en sorte qu’«en classe, l'enseignant et le manuel ne sont plus les seules sources d'information » ce qui permet à l’enseignant d’« utiliser son temps de façon plus efficace en aidant les élèves à chercher l'information et à en dégager le sens qu'en se contentant de la transmettre. » (Laferrière, 1999)
  • « L’aptitude de ces technologies à favoriser l’apprentissage autonome est bénéfique pour tous et représente une chance à saisir. » (OCDE, 2001, p.29)
Les principaux avantages pour l’élève selon De Champlain et Grossinger Divay (2003, dans Lefebvre, 2011) 
  • Les TIC favorisent le développement des apprentissages par des situations plus stimulantes en permettant la construction, la mémorisation et la consolidation des savoirs.
  1. D’ailleurs, comme le mentionne l’OCDE (2001, p.60), « nombre des sites de ressources vont au-delà de la simple fourniture d’information ; ils offrent des possibilités d’interaction avec les matériels. » Par exemple, le CCDMD (www.ccdmd.qc.ca) offre un répertoire intéressant d’exercices de français où l’utilisateur obtient une rétroaction immédiate et adaptée du site Internet en vue d’améliorer ses compétences au niveau du langage écrit. 
  2. De plus, « les présentations en images permettent de mieux comprendre » certaines notions. (OCDE, 2001, p.24) Par exemple, le système solaire est difficile à concrétiser avec le mouvement des planètes. Or, il existe des sites Internet qui permettent de concrétiser cela pour les élèves.
  • Les TIC stimulent le développement de l’intérêt, de la motivation, ainsi que d’une attention et d’une concentration prolongées. « La technologie en ligne offre d’autres bénéfices car elle permet des tâches plus authentiques et motivantes, comme écrire à des élèves d’une autre école ou d’un autre pays ou encore travailler en coopération sur de gros projets. » (OCDE, 2001, p.35) Effectivement, il est très intéressant pour un élève que le travail qu’il fait à l’école ne reste pas entre les murs de l’établissement scolaire. La diffusion à un plus grand public permise par Internet favorise un engagement plus intense des élèves afin que le travail soit bien fait. Ce sera une fierté pour eux de montrer par la suite leur travail à leur famille et amis.    
  • Les TIC provoquent le développement d’une démarche de recherche et de traitement de l’information en mettant à la disposition des élèves une banque intarissable d’informations sur lesquelles ils doivent exercer leur jugement critique. 
  1.  En effet, « l’accès au Web offre une richesse et une diversité de ressources qu’une bibliothèque scolaire traditionnelle ne peut espérer égaler. » (OCDE, 2001, p.60) L’élève doit établir une démarche pour faire une recherche. Autrement, il se perdra dans l’« océan » d’informations auquel il a accès. 
  2. De plus, « les nouvelles technologies ont le pouvoir de stimuler la recherche d'une information plus complète sur un sujet, d'une solution plus satisfaisante à un problème et, d'une manière générale, d'un plus grand nombre de relations entre diverses connaissances ou données. » (TACT, 1997) La motivation et les possibilités qu’offrent les TIC amènent les élèves à s’investir et à chercher davantage une réponse qui les satisfera plutôt que de « tourner les coins ronds ». 
  • Les TIC apportent le développement de méthodes de travail efficaces, car les élèves doivent faire preuve de synthèse et d’organisation de l’information pour pouvoir extraire l’important à travers la vaste étendue d’informations. Comme l’affirme l’OCDE (2001, p.11), « les TIC peuvent élargir et enrichir l’apprentissage, en particulier par l’actualité et le réalisme des nouvelles ressources. Elles peuvent étayer le développement de compétences cognitives d’ordre supérieur, notamment la capacité d’analyse et de synthèse. » 
  • Les TIC aident au développement de la créativité par la création de documents, de page Web et de présentations originales. En effet, même si le sujet est le même pour tous, la façon de le présenter sera différente pour chacun. Les possibilités sont innombrables sur le plan de la créativité, que ce soit avec Word, Power Point, un blogue ou une page Internet. 
  • Les TIC favorisent le développement d’une culture de réseau puisque Internet permet aux élèves de collaborer davantage entre eux et de communiquer réellement avec des personnes qui peuvent être extérieures à l’école. Par exemple, ils peuvent échanger avec des élèves d’une classe d’autres pays pour en connaitre davantage sur les traditions et modes de vie d’ailleurs.
Les avantages pour l’enseignant
  • En effet, « chez l’enseignant, [les TIC] permettent la diversité des approches pédagogiques, l’accès à de nombreuses ressources, et facilitent la collaboration et l’échange avec d’autres intervenants en éducation. » (De Champlain et Grossinger Divay (2003) dans Lefebvre, 2011)
  • De plus, le partage des ressources par les TIC permet de « contribuer à la constitution d’une documentation collective » ce qui favorise l’élargissement du « champ d’intervention habituel des professeurs et des disciplines. » (Deschaintre et al., 1999, p.5) Cela favorise la formation continue et la coopération entre les enseignants partout à travers le monde.  
  • D’ailleurs, « l’enseignant en réseau, qui entretient ces échanges et ce perfectionnement professionnel continu avec ses collègues, sera pour l’élève le modèle exemplaire de la formation tout au long de la vie » (OCDE, 2001, p.13)
Les avantages pour les parents
  • Les TIC offrent « une interface entre les parents et l’école. » (Vie pédagogique, #132, 2004) 
    1. Cela permet d’intégrer les parents à la classe d’une autre façon que de les inviter. Les horaires souvent surchargés des deux côtés rendent la communication parfois difficile entre l’enseignant et les parents. Les TIC apportent donc cette possibilité de communiquer à n’importe quelle heure du jour, de façon asynchrone mais accessible.
    2. Les parents sont souvent curieux de savoir ce qui se passe dans la journée de leur enfant. Un portfolio ou un site de classe permet aux élèves de montrer leurs accomplissements à leurs parents.

    Finalement, les TIC offrent plusieurs possibilités intéressantes qui justifient leur intégration dans les classes du Québec. Pour tous les intervenants dans la vie scolaire, que ce soit l'enseignant, les parents ou les élèves, les TIC peuvent apporter un "plus", une valeur ajoutée. Cependant, les TIC ne sont pas une panacée. Il est important comme enseignant en formation d'exercer un regard critique sur leur utilisation afin d'en connaitre aussi les limites. Ce sera un sujet sur lequel j'aurai à me pencher ultérieurement. À suivre...

    Bibliographie et Webographie
    • OCDE (2001). Les nouvelles technologies à l’école : apprendre à changer. Paris.
    • Deschaintre et al. (1999). Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement. Les éditions Casteilla, Paris.
    • De Champlain et Grossinger Divay (2003). Avantages pédagogiques de l’utilisation des TIC. Dans Lefebvre (2011). Utilisation pédagogique des technologies. UQTR.
    • TACT (1997). L'apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) à l’apprentissage des élèves du primaire et du secondaire : revue documentaire. Université Laval, [En ligne], http://www.tact.fse.ulaval.ca/fr/html/apport_court.html (consulté le 18 mai 2011)
    • Laferrière (1999). Avantages des technologies de l'information et des communications (TIC) pour l'enseignement et l'apprentissage dans les classes de la maternelle à la fin du secondaire. [En ligne], http://desette.free.fr/pdf/avantages.pdf (consulté le 18 mai 2011)
    • Marchand (2004) « Dossier Les TIC : au-delà des murs de l’école », Vie pédagogique, n°132, Septembre-Octobre 2004, [En ligne], http://www.viepedagogique.gouv.qc.ca/numeros/132/vp132.pdf (consulté le 18 mai 2011)
    •  (Image) http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT_T98Anw_NztRGE_X61PMQQiraKB7AnJiolP9UU2pEWI5Zmzyg

    lundi 9 mai 2011

    Bienvenue dans mon Univers

    Il était une fois une petite fille qui s'appelait Myriam. Cette jeune fille aimait beaucoup de choses: le chocolat, la danse, les mathématiques, le français. Ses deux plus grandes passions: la lecture et la danse. Elle a toujours aimé l'école. En terminant son secondaire 5, Myriam était rendue une jeune adulte toujours indécise sur son futur. Elle a donc décidé de faire un programme combiné au Cégep en sciences de la santé et en danse. Ses côtés rationnel et artistique étaient ainsi comblés. Après ces trois années d'étude, Myriam a dû faire un choix difficile... celui qui déciderait ce qu'elle ferait dans sa vie. Telle une illumination, l'enseignement au primaire l'a attirée. Avec son expérience comme enseignante en danse et comme animatrice dans les camps de jour, cette voie lui semblait évidente. C'est ainsi qu'elle est arrivée à l'UQTR afin d'apprendre comment faire apprendre afin d'aider les enfants qui croiseront son chemin... !

    Myriam